
La directive européenne sur la transparence salariale impose, dès le 7 juin 2026, de nouvelles obligations à toutes les entreprises. Recrutement, affichage des salaires, critères d’évolution, reporting, égalité femmes-hommes, gestion des litiges… Découvrez les 9 obligations clés à anticiper pour sécuriser vos pratiques RH et éviter sanctions financières, contentieux et arriérés de salaire.


La directive européenne sur la transparence salariale impose, au plus tard le 7 juin 2026, une série de mesures concrètes à intégrer dans les pratiques RH.
Recrutement, communication salariale, critères d’évolution, reporting, gestion des litiges… toutes les entreprises sont concernées, quel que soit leur secteur ou leur taille.
Pour vous aider à y voir clair, voici un récapitulatif des 9 obligations clés à anticiper dès maintenant.
Les employeurs devront communiquer le salaire de départ ou la fourchette de rémunération prévue pour chaque poste.
Cette information devra être fournie :
Objectif : garantir une négociation équitable dès le départ.
Il sera désormais interdit d’interroger un candidat sur sa rémunération actuelle ou passée.
Cette mesure vise à éviter la reproduction d’inégalités salariales d’un emploi à l’autre.
Les travailleurs devront avoir accès à des informations claires sur les niveaux de rémunération pratiqués dans l’entreprise :
La transparence devient un droit, pas une option.
L’entreprise devra communiquer de manière explicite les critères utilisés pour déterminer :
Ces critères devront être objectifs, mesurables et appliqués de manière cohérente.
Les clauses interdisant aux travailleurs de parler de leur salaire avec leurs collègues sont désormais interdites.
Les collaborateurs pourront librement échanger sur leur rémunération sans crainte de sanction.
Les entreprises concernées devront transmettre, à intervalles réguliers, un rapport sur les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
Ce reporting devient une obligation légale et non plus une bonne pratique.
Les employeurs devront permettre aux représentants des travailleurs d’évaluer les structures salariales et les éventuels écarts constatés.
Un dialogue social renforcé devient incontournable.
En cas de litige, ce sera désormais à l’employeur de prouver qu’aucune discrimination salariale n’a eu lieu.
Un changement majeur qui impose une documentation rigoureuse des décisions RH.
Les travailleurs victimes de discrimination salariale auront droit à une indemnisation intégrale, incluant :
Pourquoi agir dès maintenant ?
Parce que la directive impacte l’ensemble de vos processus RH :
Parce que les risques en cas de non-conformité sont bien réels :
Et surtout, parce que la charge de la preuve incombe désormais à l’employeur.