
Depuis le 1er janvier 2026, le régime du salaire garanti en cas de maladie a évolué en Belgique.Le délai de rechute, qui était jusqu’alors fixé à 14 jours calendrier, est désormais porté à 8 semaines. Cette modification résulte de la loi du 19 décembre 2025 exécutant une politique renforcée de retour au travail en cas d’incapacité de travail, publiée au Moniteur belge le 30 décembre 2025.Ce changement a des conséquences concrètes pour les employeurs, notamment lorsque plusieurs périodes d’incapacité de travail se succèdent pour un même travailleur.


Lorsqu’un travailleur est en incapacité de travail pour cause de maladie, l’employeur est tenu de lui verser un salaire garanti, selon les règles prévues par la législation sociale.
Une fois cette période d’incapacité terminée, un délai de rechute commence à courir.
Si le travailleur retombe en incapacité de travail pour la même maladie pendant ce délai, l’employeur n’est pas tenu de payer un nouveau salaire garanti.
Depuis 2026, ce délai est fixé à 8 semaines.
Il commence à courir à partir de la fin de la période d’incapacité de travail, et non à partir du dernier jour de paiement du salaire garanti.
Un point mérite une attention particulière :
le déclenchement du délai de rechute ne dépend pas du pourcentage du salaire garanti, mais du fait qu’un salaire garanti ait été effectivement payé.
Concrètement, le délai de rechute commence à courir dès lors que l’employeur a versé :
Dans toutes ces situations, le paiement du salaire garanti déclenche le délai de rechute.
En pratique, l’employeur ne peut pas déterminer lui-même si le travailleur retombe malade pour la même pathologie ou pour une autre. La distinction entre rechute (même maladie) et nouvelle incapacité de travail repose exclusivement sur le certificat médical.
Deux situations peuvent se présenter :
Si le certificat médical ne mentionne pas explicitement qu’il s’agit d’une autre maladie, l’incapacité est présumée constituer une rechute lorsqu’elle intervient dans le délai de 8 semaines.
➡️ Dans ce cas, l’employeur ne doit pas payer un nouveau salaire garanti.
Si le travailleur souhaite que la nouvelle incapacité soit considérée comme résultant d’une autre affection, cette information doit être clairement indiquée sur le certificat médical.
Une mention du type « incapacité de travail pour une autre affection » est suffisante.
➡️ Il ne s’agit alors pas d’une rechute, et un nouveau droit au salaire garanti peut s’ouvrir, même dans le délai de 8 semaines.
L’employeur :
Le secret médical s’impose strictement.
L’employeur devra payer un nouveau salaire garanti dans les situations suivantes :
Par ailleurs, si la première période d’incapacité n’a pas donné lieu au paiement complet des 30 jours de salaire garanti, l’employeur reste redevable du solde.
Le délai de rechute de 8 semaines s’applique aux incapacités de travail débutant à partir du 1er janvier 2026.
En pratique :
Ces règles s’appliquent également aux employeurs du secteur public pour leurs travailleurs contractuels.

Chaque situation d’incapacité de travail doit être analysée au regard :
Chez Talents Bridge, nous accompagnons les employeurs et dirigeants dans la sécurisation de leurs pratiques RH et la gestion des situations sensibles liées à la maladie et à l’absentéisme.